L'Europe contre la Chine ? par François Kemper
C'est un constat et une frustration. L'Union européenne n'a jamais semblé aussi petite face à l'immense Chine. Pire: inexistante. Comme si elle tremblait à l'heure d'un éveil qu'elle salue mais qu'elle redoute depuis si longtemps. A l'approche des Jeux Olympiques, la première puissance économique du monde montre cruellement ses limites politiques quand vient le temps de se mesurer à un régime qui défie sans complexes toutes ses valeurs démocratiques. Elle a pourtant un combat pacifique, mais décisif, à mener. Maintenant. Car le rendez-vous de 2008 ne se représentera pas de sitôt. Et voilà qu'elle reste pétrifiée. Comme si elle redoutait l'inévitable bras de fer. L'Europe contre la Chine? Sur le terrain des valeurs, elle ne doit pas redouter l'affrontement. C'est son intérêt.Mais chacune de ses forces fait plutôt ses comptes,
sans gloire, jaugeant son attitude vis-à-vis de Pekin
à l'aune des conséquences commerciales qu'elle
pourrait provoquer. Une crainte désordonnée,
vaguement paniquarde, suinte de cette hésitation
là, quand le Tibet - mais aussi le sort des
libertés d'un milliard et demi de Chinois - appellent
une position commune simple, sereine et
déterminée de notre continent tout entier.
Tout le contraire de la dispersion de comportements et de
déclarations qu'offrent aujourd'hui les dirigeants de
l'Union. A lire aussi>> La version définitive de la Directive "Services" consacre la maturité du Parlement européen - par Bernard Lehideux>> par Thierry Cornillet >> L'Union européenne doit se doter d'instruments financiers aptes à booster l'économie et les emplois. Par Nathalie Griesbeck >> par Nathalie Griesbeck >> par Jean-Marie Beaupuy : "Les habitants des quartiers en crise doivent croire au soutien de l'Union européenne" >> par Bernard Lehideux >> par Marielle de Sarnez, présidente de la délégation UDF au Parlement européen |
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